23 août 2012
CE N'EST PAS FINI
T O U T A C O M M E N C E
à Anacapri, sur l'île de Capri, où le couvent Saint-Michel vient d'être partiellement rénové par ZETASTUDIO Architects. La bâtisse du 17e siècle abrite désormais une maison de charme constituée de deux suites qui (roulement de tambour... jeu de mots !) en ont pas mal dans les idées.

Du blanc sur les murs de pierre, un sol peint en gris... On pourrait se croire dans les îles grecques, mais on est bel et bien à Capri. L'alliance du jaune + bleu + blanc me rappelle mon premier appartement d'étudiant dans lequel je m'étais efforcé de créer un "univers" (n'ayons pas peur des mots et vive la modestie) frais et... moderne, à mon image d'alors ;) Bon, inutile de préciser que le bleu provenait essentiellement de reproductions d'oeuvres de Matisse, et le jaune d'accessoires innomables, en plastique pour la plupart, en provenance directe de Pier Import... Rien que d'y penser, j'en ai un sourire ému et ricaneur jusqu'aux oreilles. Que voulez-vous... Il faut bien que jeunesse se passe. (diction de vieux c**)


La table et son piètement spectaculaire est parfaite, le pêle-mêle de miroirs anciens est parfait, la bibliothèque suspendue est parfaite, le mur décrépi aux reflets bleus avec sa cheminée ancienne est parfait, les fauteuils colorés qui se font la conversation sont parfaits. En un mot, c'est parfait.

La jeune femme qui filme le couvre-lit en arrière-plan est parfaite. Et le coeur bleu sur le mur est parfait pour les amoureux.

Les lit à baldaquin, d'habitude, je suis plutôt contre. Trop étouffant, trop moyenâgeux, trop princesse... mais les vacances, c'est fait pour découvrir de nouveaux horizons, et je sens qu'il me plairait bien de passer une nuit ou deux dans ce lit majestueusement épuré.


Simple, beau, efficace.


La baignoire qui reflète les cieux, et la petite terrasse privative avec son mur de plantes parfaitement alignées (He's a maniac, maniac... on the wall) me donnent comme une envie de clore cette note et de me renseigner sur le prix des billets d'avion pour cette île chère à Hervé V. (ou RVV, en langage SMS > plus mystérieux, mais moins compréhensible)
20:07 Publié dans SWEET ADRESS, SWEET ARCHITECTURE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : capri, hôtel, inspiration |
13 juillet 2011
ACE DE COEUR
T O U T A C O M M E N C É
je crois, par l'apparition d'une moustache résolument rétro au-dessus de ma lèvre supérieure... (en dessous, ça aurait été louche...) Bref. Depuis, je me prends à rêver de voyages vers des terres inconnues et arides où palmiers et cactus se côtoient en toute simplicité, sans jamais se faire de l'ombre... Oui, c'est ça : on dirait qu'on est en 1950 et des poussières, que je m'appelle James, Montgomery ou Cary, que le tournage du dernier John Huston m'a éreinté (heureusement que la petite Angelica était là pour amuser la galerie entre deux prises), et que l'idée de regagner mon immense villa de Bel Air me déprime... Devant moi, sur la route, un immense billboard m'annonce qu'un nouveau motel vient d'ouvrir à Palm Springs. Ace, Ace... Ce nom me dit quelque chose. Ce doit être ce motel dont parlait Natalie l'autre soir à table. Sans m'en rendre compte, j'ai déjà mis mon clignotant pour tourner à droite. Ma Mustang (un cadeau de Greta pour mes 40 ans) soulève des nuages de poussière tandis que je m'enfonce sur les petites routes secondaires du Comté de Riverside... A la radio, Billie Holliday supplie qu'on l'aime ou qu'on la quitte (Love me or leave me). Ca y est, j'aperçois l'enseigne du motel... et quelque chose me dit que c'est pile ce dont j'avais besoin : un lieu où je me sente comme à la maison, sans y être vraiment.
12:14 Publié dans SWEET ADRESS, SWEET ARCHITECTURE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : hôtel, californie, design, rétro |
02 juillet 2011
SHABULEUX - 1e partie
T O U T A C O M M E N C É
- je vous fais la version longue ou courte ?
a) LONGUE : par un concours organisé par Marie Claire maison, celui du Meilleur blog déco de l'année 2010, que j'ai eu la chance de remporter en décembre dernier grâce au soutien de mes lecteurs et de mes amis, et à la clé duquel se trouvait un séjour de 5 jours pour 2 personnes au Sha Wellness Clinic, un hôtel / spa 5 étoiles situé dans la région d'Alicante en Espagne.
b) COURTE : jeudi dernier.
Capri, c'est fini, et le Sha Wellness aussi ! Extinction des lumières... générique... et place à la version TRES longue ! (car je sais que certains d'entre vous meurent d'envie de TOUT savoir - les autres, vous pouvez zapper le texte !)
EXT. JOUR - Gare d'Alicante
11h58
Sur le parvis de la gare, le soleil est écrasant. La vendeuse de tickets de loterie ne prend même pas la peine de m'interpeller lorsque je passe devant elle. Je fais rouler ma valise jusqu'au taxi situé en tête de file et montre au chauffeur l'adresse de l'hôtel. Il écarquille les yeux et je prends naïvement sa réaction pour une marque de jalousie...
INT. JOUR - Taxi
12h24
La baie d'Alicante ressemble à une crotte de mouche dans le rétroviseur et je commence à me demander si le chauffeur n'a pas oublié de tourner à un moment donné. J'étrécis les yeux pour lire les indications fournies par le GPS et je lis "Arrival time : 12h49". Voilà qui explique pourquoi nous nous engageons maintenant sur l'autoroute... Tandis que nous dépassons Benidorm, je relis l'adresse de l'hôtel sur mon voucher : Carrer de Verderol - Alicante. Sans doute l'équipe marketing de l'hôtel a-t-elle jugé préférable de brouiller les pistes... (Benidorm, c'est pas très 5 étoiles ;)
EXT. JOUR - Devant l'hôtel
12h48
Le chauffeur a fait mentir son GPS. J'en prends note au moment où je descends du taxi et découvre l'hôtel dans lequel je vais séjourner durant les 5 prochains jours. Il fait une chaleur de plomb, mais la cascade qui jouxte le lobby fait diversion. Je pénètre dans l'hôtel (je suis accompagné, cela va de soi, mais bref) où je suis accueilli par une myriade de sourires tous plus chaleureux les uns que les autres. On me tend une petite serviette chaude avec laquelle je m'essuie maladroitement les mains. Autour de moi, tout est blanc, immaculé... Je suis subitement atteint du "syndrome Cosette". Une gentille dame en tailleur pantalon noir propose alors de nous (!) faire découvrir les lieux : réception de la partie hôtel, réception de la partie clinique, salle de gym, vestiaires, espace aquatique, salon de relaxation, cabinets de consultation, ascenseur, salle de conférence, salle d'exposition, bibliothèque, grand salon, moyen salon, petit salon... ascenseur, esplanade, piscine à débordement, restaurant...


EMPLOYEE DE L'HÖTEL : Le midi, vous pouvez déjeuner sur la terrasse. Je ne sais pas si on vous l'a déjà dit, mais ici, tout est macrobiotique. Nous ne servons pas de viande, pas d'oeufs, pas de produits laitiers et le sucre raffiné est exclu de notre cuisine. J'espère que ça ne vous pose pas de problème ?
MOI : (vaguement interloqué mais ne voulant surtout pas vexer la gentille dame) Non, non... La viande, de toute façon, j'en mange très peu. Et pour le reste...
EMPLOYEE DE L'HÖTEL : Comme on vous a offert ce séjour... Vous n'étiez peut-être pas préparés à ça...
MOI : Non, mais vraiment, ça ne pose aucun problème !
EMPLOYEE DE L'HÖTEL : Bon, alors tant mieux.
Nous contournons la terrasse du restaurant (qui offre une vue imprenable sur les montagnes et sur la mer) et nous dirigeons vers notre suite.
EMPLOYEE DE L'HÖTEL : Vous vous rappelerez le trajet qu'on vient d'effectuer ?
MOI (n'en pensant pas un mot) : Oui, oui.
La vérité, c'est que l'hôtel est immense et composé de plusieurs unités reliées entre elles par des passerelles et autres subtilités architecturales... Mais je suis un grand garçon. D'une manière ou d'une autre, je retrouverai bien mon chemin (au moins jusqu'au restaurant, car mon estomac est une boussole de haute précision). Nous arrivons devant la suite 509. La clé est une carte en plastique sponsorisée par Chopard. (What else ?) Les clients ayant souscrit (ou gagné !) une formule Discovery sont logés dans des suites Deluxe, les plus "petites" de l'hôtel, soit 70 m². Inutile de préciser que pour moi, c'est du méga-deluxe. La chambre est baignée de lumière, elle est climatisée, sobre, élégante. Elle se compose d'un immense dressing, d'une salle de bains, d'un coin salon, d'un coin nuit et d'une grande terrasse qui fait face à la mer. Je-suis-aux-anges !
INT. JOUR - Suite 509
13h35
Je suis comme un jeune chien fou, et je ne sais plus où donner de la tête... Mais je pressens déjà qu'il ne va pas me falloir bien longtemps pour m'habituer à cette avalanche de confort. Je me laisse finalement tomber sur le lit dont l'épais moelleux m'arrache un profond soupir de satisfaction... Je le sens : ce séjour va être merveilleux.

INT. JOUR - Suite 509
13h54
Je suis tiré de mes rêveries par deux petits coups discrets frappés à la porte. Je me lève pour ouvrir, un sourire extatique barrant mon visage.
MOI (tentant de faire couleur locale) : Hola !
EMPLOYEE DU RESTAURANT : Bonjour ! Je vous apporte un petit cadeau de bienvenue.

Ne dit-on pas outre-Atlantique que "An apple a day keeps the doctor away ?" La suite, au prochain épisode...
02:01 Publié dans SWEET ARCHITECTURE, SWEET VOYAGES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blog de l'année, hôtel, espagne, architecture, spa |
29 juin 2011
SHA FINI !
T O U T A C O M M E N C É
jeudi dernier... et tout s'est achevé hier ! Pour la version longue de mes (luxueuses) aventures espagnoles, il faudra attendre encore un peu (pour cause de retour à la réalité en fanfare) mais je peux d'ores et déjà vous livrer la version courte : c'était EXCEPTIONNEL !
09:53 Publié dans SWEET VOYAGES | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : voyage, espagne, hôtel, blog de l'année, spa |
14 juin 2011
HI EN COULEUR
T O U T A C O M M E N C É
par l'ouverture d'un hôtel à Nice, le HI. Je m'en souviens, car je vivais alors à deux pas du Cours Saleya, dans une rue tellement étroite du Vieux Nice que je pouvais voir combien de sucres la voisine d'en face mettait dans son café. Comme tout étudiant qui se respecte, je faisais du roller dans mon appart, et j'avais jugé bon d'apporter une touche de couleur à ma chambre en lasurant mon étagère Bricorama à 8 euros et le miroir ovale piqué à mes parents avec du rouge IKEA. Homme Bitter Home. Bref, mon escapade niçoise n'aura duré que 9 mois (le temps de décrocher un dernier diplôme longuement préparé sur la plage), et je n'ai jamais eu la chance de mettre les pieds au HI où semblait avoir lieu les meilleures soirées... Je vous raconte ma vie, parce que je préfère laisser le soin aux magazines de vous raconter celle de Matali Crasset, la conceptrice du HI (qui, j'en suis à peu près sûr, n'aurait jamais lasuré en rouge ses meubles d'étudiante).
Sachez juste que le HI Hotel a vécu heureux et eu beaucoup d'enfants : HI Beach, Dar HI, Casa HI, et plus récemment, HI-Matic, un hôtel de 42 chambres situé dans le 11e arrondissement de Paris, au 71, rue de Charonne (à quelques numéros du premier appartement que j'ai occupé à Paris après mon année de vacancances études à Nice). Du Best Western mochissime qui se dressait au 71 il ne reste quasiment plus rien. Matali Crasset a entièrement repensé les lieux, mixant "les codes de l'hôtel urbain et du logis à la campagne". Les chambres ont été transformées en "cabanes ludiques et fonctionnelles" et, pour ce qui est de l'accueil et de la restauration, c'est comme à l'école : en self-service ! Les clients s'enregistrent eux-mêmes sur des bornes, et ceux qui n'ont pas le courage de pousser jusqu'à l'immense terrasse du Pause-Café pour avaler un plat du jour peuvent faire le plein de petits plats et produits bio grâce à un distributeur HI-tech (forcément). Venez voir...

Bon, je ne vous cache pas que les couleurs me donnent un peu mal à la tête... mais on ne peut pas nier que le concept est innovant. Les hôtels manquent si souvent d'originalité (dans la gamme de prix qui est la mienne ;) alors que celui-ci est une véritable expérience en soi (ce qui n'est pas forcément le cas des hôtels voisins qui, pour des tarifs équivalents, n'ont que des chambres délabrées à souhait à proposer) Et toc ! Tout ça pour dire : pensez-y la prochaine fois que vous êtes de passage à Paris (et pensez à prendre un parapluie si l'envie d'une balade nocture dans le Vieux Nice vous prend, car mon ancienne voisine - celle qui prend 2 sucres 1/2 avec son café - adore jeter des gamelles remplies d'eau sur les passants qui parlent trop fort après 22 heures).
10:05 Publié dans SWEET ADRESS, SWEET ARCHITECTURE, SWEET DESIGNER | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hôtel, couleur, designer, inspiration |
30 décembre 2010
L.A.-BÀS
T O U T A C O M M E N C É
par la promesse d'un nouveau long métrage dont voici l'affiche.
Inutile de m'appeler dans la soirée du 5 janvier, car je serai vraisemblablement au cinéma pour découvrir le dernier film de Sofia Coppola dont l'action se déroule au célébrissime Chateau Marmont (sans accent circonflexe) dans la Cité des Anges (celle-là même qui a inspiré à Marion C. cette phrase dont je ne me lasse pas... "Itiz trou zèriz some endjeulz in ziss siti")
A l'origine (en 1929, donc) le Chateau Marmont était un immeuble d'habitations. Trop chers, les appartements peinent d'emblée à trouver acquéreurs. En 1931, l'endroit est donc reconverti en hôtel... et entre dans la légende.
Depuis Sunset Boulevard, difficile d'ignorer le Chateau. (Encore que...) La bâtisse se dresse fièrement au milieu d'une forêt de palmiers, de tuyaux d'échappement et d'immenses billboards. Oubliez le Val de Loire, bienvenue à Los Angeles.
Le Chateau Marmont, un havre de paix ? A en juger par le nombre de célébrités qui s'y réfugient le temps d'une soirée ou qui s'y installent à demeure le temps de composer un album ou d'écrire un livre, la réponse est oui. Il faut dire que le Chateau n'est pas un hôtel comme les autres. On peut y louer des suites bien sûr, mais aussi des bungalows ou des petites maisons nichées au coeur de la végétation.
En somme, c'est un hôtel avec les avantages d'un hôtel mais sans les inconvénients d'un hôtel. Andre Balasz, qui a repris la direction du Chateau en 1990, dirait même plus : "C'est un hôtel qui invite aux excès et qui déchaîne les passions." Indeed.
On peut y croiser des musicos en train de faire de la Harley dans le lobby...
Des chanteurs avec le dos en compote après avoir joué les Superman sur le toit...
Des photographes qui mitraillent des cuisinières à poêles...
Ou encore des acteurs endormis pour toujours après une soirée d'excès...

Côté déco, c'est classique, voire un tantinet désuet...

Et pourtant, l'endroit a de la gueule. Contrairement à de nombreux hôtels à la déco léchée par des designers à la langue bien pendue, le Chateau Marmont a de la personnalité, il a une histoire... Il vit, quoi ! Ne figure-t-il pas tout en haut de l'affiche aux côtés de Stephen Dorff et Elle Fanning ?
14:17 Publié dans SWEET ADRESS, SWEET ARCHITECTURE, SWEET VOYAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hôtel, los angeles, cinéma, rétro, historique |
26 juillet 2010
A LA LIMITE...
T O U T A C O M M E N C É
par une chatouille.... Ou bien était-ce une gratouille ?... Une chose est sûre, ça les démangeait de rénover cet ancien entrêpôt datant de l'époque victorienne. Sir Terence et Lady Victoria Conran ont donc une fois de plus agité leur baguette magique... Et abracadabra... Ladies and gentlemen, bienvenue au Boundary, the nouveau complexe hôtelier de luxe du East End londonien (là où personne ne voulait mettre les pieds il y a 10 ans et où tout le monde se bouscule désormais). Deux années ont été nécessaires pour restaurer le bâtiment qui, au passage, a gagné 2 étages supplémentaires, un toit-terrasse... et un charme fou !
Le Boundary abrite une boulangerie, une épicerie fine, trois restaurants, trois bars, cinq suites et douze chambres inspirées par des designers ou des mouvements légendaires.
Il y a aussi les chambres Mies Van Der Rohe, Scandinavian, Shaker et Young British Designers + les suites :
Il y a aussi les suites Modern Italian par Priscilla Carluccio, Modern Dickensian par Polly Dickens et On The Beach par Vicky Conran... Et on finit la visite par une vue du restaurant situé sur le toit-terrasse :
PS : si je devais choisir, je passerais bien la nuit dans la chambre Eileen Grey ou dans la suite David Tang. Et vous ?
09:00 Publié dans SWEET ADRESS | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : uk, conran, architecture, design, hôtel, restaurant, inspiration, adresse |







































































